Le 22 juillet 2026, un atelier multipartite s’est tenu à la Faculté d’agriculture de l’Université Osmangazi d’Eskişehir afin de discuter du point de vente des produits des productrices de la municipalité de Tepebaşı, à Eskişehir. Organisé dans le cadre du projet BLUMI-Med, cet atelier avait pour objectif de dresser un bilan global de la situation actuelle des points de vente, d’identifier les défis auxquels sont confrontées les productrices dans les processus de production et de commercialisation, et de proposer des pistes de réflexion préliminaires sur des solutions concrètes à ces défis afin d’en débattre.
La liste des invités et des participants à l’atelier comprenait au total 57 personnes et représentants, dont 17 étaient des productrices et des vendeuses issues de différents quartiers et localités rurales. Parmi les invités figuraient les services concernés de la municipalité de Tepebaşı et de la municipalité métropolitaine, ainsi que des représentants d’autres collectivités locales et institutions publiques telles que la Direction provinciale de l’agriculture et des forêts, la Direction provinciale du commerce, le bureau du gouverneur, la TKDK et la BEBKA. Des universitaires de l’ESOGÜ, de l’ESTÜ et de centres de recherche ; des représentants des chambres d’agriculture et des commerçants du marché, du conseil municipal, du conseil des femmes entrepreneurs, de l’association des responsables de quartier et d’autres organisations professionnelles et de la société civile ; ainsi que des acteurs représentant les consommateurs ont également contribué à l’atelier. Cette diversité a permis d’aborder les dimensions économiques, sociales, de gouvernance et environnementales du marché sous différents angles.
L’atelier a débuté par une présentation introductive du projet, expliquant la portée et les objectifs du projet BLUMI-Med ainsi que l’importance du point de vente des produits des femmes productrices de la municipalité de Tepebaşı en tant qu’étude de cas. À la suite de cette présentation, quatre activités ont été menées pour atteindre les objectifs fixés pour l’atelier : les interactions entre les participants ont été renforcées grâce à des présentations et des activités de mise en condition ; les problèmes clés ont ensuite été recensés à l’aide de la technique des cartes, puis discutés collectivement avec les participants par le biais d’une synthèse visuelle. Les problèmes identifiés ont été classés et regroupés sous des rubriques alignées sur les thèmes de l’IMSA, et les domaines problématiques les plus prioritaires ont été déterminés par un vote des participants.
Afin d’élaborer des solutions aux problèmes prioritaires, les participants ont pris part à des travaux de groupe thématiques basés sur la méthode du World Café. Ces travaux de groupe, menés autour des thèmes de la gouvernance et des aspects socio-économiques, des produits et de la chaîne de valeur, des infrastructures et de l’environnement, ainsi que de l’avenir du marché et de l’innovation, se sont déroulés en trois phases : exploration des problèmes, mise en place d’une interaction entre les groupes, et transformation des propositions en une synthèse commune. Les critères IMSA, couvrant des sujets tels que la production durable, le changement climatique, les prix des denrées alimentaires, l’inclusion sociale et l’économie circulaire, ont ensuite été évalués à la lumière de l’expérience de terrain des participants et validés quant à leur adéquation aux conditions locales.
Les conclusions tirées de l’atelier et les retours des participantes ont permis de mieux cerner les atouts, les besoins et les axes d’amélioration du point de vente des productrices de la municipalité de Tepebaşı. Ces évaluations communes ont constitué une étape importante dans l’autonomisation économique et sociale des femmes productrices, l’amélioration de la visibilité et de l’accessibilité du marché, le renforcement de sa gouvernance et de sa structure organisationnelle, ainsi que le soutien à sa viabilité à long terme. Ces résultats guideront les travaux des phases suivantes du projet afin de rendre les études de cas plus durables, plus inclusives et plus propices au bien-être.
